Une panne massive des réseaux mobiles 3G et 4G de O2 au Royaume-Uni,où il est deuxième opérateur, et SoftBank au Japon, a affecté des dizaines de millions d’abonnés jeudi : plus de 32 millions au Royaume-Uni et plus de 40 millions au Japon.

Car la panne a affecté tout aussi bien les opérateurs mobiles virtuels adossés, comme GiffGaff, Sky Mobile, Lyca, et Tesco Mobile.

Aujourd’hui, on apprend que l’équipementier Ericsson est bien responsable. Son CEO affirme qu’à la racine du problème, il y a un certificat périmé intégré dans deux versions spécifiques du logiciel utilisé par les opérateurs. L’entreprise poursuit toutefois son investigation.

On pourrait reprocher à Börje Ekholm de minimiser à outrance l’affaire, en mentionnant « des perturbations du réseau affectant un nombre limité de clients dans plusieurs pays. »

Un tel type de problème est parfaitement évitable. Est-il acceptable qu’une multinationale comme Ericsson oublie de renouveler un certificat ?

La panne a choqué et énervé, et reçu un large écho sur les réseaux sociaux comme sur les médias traditionnels.

L’affaire tombe au plus mal pour SoftBank, alors que l’introduction en Bourse (IPO) de son activité d’opérateur mobile est imminente : le prix d’introduction sera décidé le 10 décembre et l’IPO aura lieu le 19.

D’autant que Masayoshi Son, l’un des premiers milliardaires du monde, doit se faire pardonner son lien étroit avec le prince Mohammed bin Salman, suspecté d’avoir commandité la torture et l’assassinat d’un journaliste américain, et investisseur à 50 % dans le fonds d’investissement de près de 100 milliards d’euros SoftBank Vision Fund.