Dans un tweet, Boing a annoncé une première : en coopération avec Aurora Flight Sciences, une spécialiste du développement et de la fabrication de drones autonomes avancés et de véhicules aérospatiaux, que Boing a acquise en 2017, l’entreprise a effectué avec succès sa première voiture volante autonome:

Celle-ci vise le marché de la « mobilité », l’idée étant d’éviter les embouteillages sur la route en utilisant les airs. Le prototype est électrique, est conçu pour être complètement autonome, et aurait une autonomie de 50 miles, soit 80 kilomètres.

Une vision partagée par Airbus, qui développe également un prototype, tout comme Intel et Ehang.

Ce qui semble une bonne idée se révèle souvent être une impasse. Alors que les services comme Uber et Lyft se présentent comme une alternative verte, les études montrent le contraire : elles n’ont fait qu’empirer les embouteillages urbains en détournant massivement les passagers des transports en commun.

Avec une surface au sol de près de 9 mètres par 9 mètres, le prototype de Boing occupe presque la même surface que six voitures classiques. Il serait étonnant que l’on développe des solutions nettement plus compactes avant longtemps.

Il nous semble que cette vision de taxis volants urbains ne se concrétisera au mieux que comme un énième moyen de transports pour ultra-privilégiés, de la même manière que les incitations fiscales pour les voitures électriques ont principalement bénéficié aux riches, ou que les milliardaires viennent chanter les louanges de l’environnement à Davos à coups de milliers de vols très polluants en jets privés.