À partir de l’année prochaine, Google va proposer aux utilisateurs d’un ordiphone Android de faire un choix de moteur de recherche par défaut entre Google et trois autres choix, afin de limiter un examen antitrust supplémentaire.

En juillet 2018, la Commission européenne a infligé une amende de 4,3 milliards d’euros à Google pour avoir forcé les fabricants d’appareils Android à installer et configurer comme applications par défaut le navigateur Chrome et le moteur de recherche Google.

Pour déterminer les trois choix présentés, ses concurrents seront invités à enchérir pour obtenir l’une des positions disponibles.

Eric Leandri, le directeur de Qwant, un moteur de recherche français, qualifie cette initiative d’abus total de position dominante pour gagner de l’argent juste pour afficher.

Il nous semble aussi que cette initiative est choquante, et rappelle la solution proposée, à la Commission européenne, et malheureusement acceptée par cette dernière en dépit de l’opposition des concurrents, pour le placement des services de notation comme Yelp. Une solution où les concurrents devaient également enchérir pour leur positionnement sur la page, au profit de Google.

On se souviendra qu’à l’inverse, toutes les corrections apportées par Microsoft pour séparer Internet Explorer de Windows, ne lui ont jamais rapporté un sou et qu’aucune enchère ne fut organisée pour les choix de navigateurs web alternatifs proposés à l’utilisateur lors de l’installation du système d’exploitation.

On ne peut qu’espérer que la Commission ne réitérera pas son erreur en offrant à nouveau à Google l’occasion de soutirer de l’argent à ses concurrents.