Cinquante procureurs généraux des États-Unis, soit ceux de tous les États à l’exception de la Californie et de l’Alabama, plus les procureurs généraux du district de Columbia et de Puerto Rico,  ont annoncé officiellement une enquête antitrust contre Google, à l’initiative du procureur général du Texas, Ken Paxton.

Ce dernier, affirme que* « Google domine tous les aspects de la publicité et de la recherche sur internet », mais prend bien soin de distinguer enquête et action en justice.

« Ils dominent les achats, la vente et les enchères de publicités, ainsi que la vidéo avec YouTube. »

L’enquête bipartisane se focalisera d’abord sur la publicité numérique, une activité qui devrait rapporter plus de 48 milliards de dollars (43,5 milliards d’euros) à Google cette année, qui trustera 75 % de toutes les dépenses en publicité sur les moteurs de recherche aux États-Unis d’après eMarketer.

Le procureur général de Floride, Ashley Moody affirme :

« Lorsqu’il n’y a plus de libre marché ou de concurrence, cela augmente les prix, même lorsque quelque chose est commercialisé comme gratuit, et nuit aux consommateurs. Est-ce que quelque chose est vraiment gratuit si nous donnons de plus en plus nos informations personnelles ? Est-ce que quelque chose est vraiment gratuit si les prix des annonces en ligne augmentent en fonction du contrôle d’une entreprise ? »

D’autres s’inquiètent aussi de la façon dont Google traite les informations personnelles, de la manière dont elle traite et classe les résultats de son moteur de recherche.

Cette enquête au niveau des États met Google, et Facebook qui est dans le même cas, avec une enquête lancée par la procureuse générale de New York Letitia James, et rassemblant 11 États, encore plus sous pression, puisque des enquêtes antitrust ont déjà été lancées contre elles au plan fédéral.

 

Traductions: Le Diligent