En Californie, Assembly Bill 5 (AB5), une loi considérée comme majeure pour l’économie de partage, qui devrait transformer le statut de contractuel en statut d’employé pour près d’un million de personnes, a été votée cette semaine. Elle doit encore être confirmée par l’autre chambre.

Elle renforce ainsi considérablement la position de ces collaborateurs, dans une situation relativement précaire en tant que travailleurs indépendants.

D’après Tony West, le directeur juridique de Uber, le travail de ses chauffeurs serait en « dehors du cours habituel des affaires de Uber ».

Comme c’est l’une des trois conditions du test nommé ABC, qui permet de statuer d’après la nouvelle loi si un collaborateur est un contractuel ou un employé, cela ne changerait rien, et ses chauffeurs resteraient contractuels.

Il affirme que:

« Uber n’est pas étrangère aux actions en justice. Nous opérons dans un environnement fortement réglementé, et nous admettons que nous faisons face à des défis juridiques la plupart du temps. »

Sa courte histoire a d’ailleurs montré à maintes reprises son absence totale d’éthique et sa propension à bafouer les lois : harcèlement sexuel, tromperie des autorités, mensonges sur sa connaissance d’actions illégales, objectification de la femme (affaires des « avions de chasse »), etc.

Sans surprise, Lyft tient plus ou moins le même discours. Les deux entreprises ont investi 90 millions de dollars pour essayer de se faire exempter de la loi AB5. On peut se demander pourquoi, s’il est certain que cette loi ne change rien pour eux.

Si la somme est considérable, elle n’est rien comparée aux énormes pertes que ces deux entreprises sont habituées à infliger à leurs actionnaires trimestre après trimestre.