Le chef de produit Google Assistant, Nino Tasca, veut rassurer les utilisateurs et les utilisatrices du l’assistant, sur les conséquences de son utilisation sur la vie privée.

Par défaut, l’entreprise ne retient aucun enregistrement audio.

Si l’option Voice & Audio Activity (VAA, Activité voix et audio) est sélectionnée, les interactions vocales avec l’assistant sont conservées et il est possible de voir et d’effacer celles-ci.

Et dans ce cas, des bribes d’audio sont exploitées afin d’améliorer la reconnaissance de la voix de la personne, et globalement pour mieux comprendre les accents.

Google met toutefois à jour les paramètres de l’application, afin d’informer que des analystes humains peuvent écouter les extraits afin d’améliorer la reconnaissance de la parole.

Les personnes qui utilisent déjà l’assistant vont avoir l’option de revoir le paramètre VAA et confirmer leurs préférences avant que leur audio soit inclus pour analyse humaine.

Pour préserver la vie privée, les extraits ne sont associés à aucun compte, et les experts n’écoutent qu’environ 0,2 % des interactions.

Google s’engage à conserver moins de données personnelles : les enregistrements audios de plus de quelques mois des personnes qui ont choisi l’option VAA seront automatiquement effacés.

Avec la page Votre activité sur l’Assistant, il est possible de vérifier sa configuration et de parcourir et de supprimer ses données.

Ces changements positifs arrivent en réaction à un article du média belge VRT NWS, publié en juillet dernier.

Il démontra que les employés de Google écoutaient systématiquement les fichiers audios enregistrés par l’Assistant Google et par les enceintes intelligentes Google Home.

Les gens, qui ne lisent jamais les conditions d’utilisations, n’étaient pas au courant que Google enregistrait absolument toutes leurs interactions. Ni que des employés les écoutaient, puisque Google avait omis de le mentionner dans les conditions d’utilisations.

VRT fit écouter des milliers d’enregistrements à ses auditeurs. Nombreux reconnurent leur propre voix, ou la voix de membres de leurs familles ou de connaissances.

Les extraits sur lesquels ils mirent la main étaient souvent très personnels, et, d’après eux, malgré leur absence de lien avec un compte, il suffisait de les écouter attentivement pour en déduire de qui il s’agissait.