Le 7 août 2019, Apple a poursuivi Gerard William III en justice devant la Cour supérieure de l’État de Californie pour rupture de contrat et de manquement à son devoir de loyauté.

William est un ancien dirigeant d’Apple, en charge depuis près d’une décennie de ses systèmes sur une puce (SoC) mobiles à haute performance, basée sur l’architecture ARM, et qui équipent les iPhones et les iPads.

Il a quitté Apple en février, pour diriger la nouvelle jeune pousse Nuvia, spécialisée dans les puces pour centres de données.

Cette entreprise n’est sortie de l’ombre qu’en novembre, après avoir levé 53 millions de dollars de financement.

Apple l’accuse d’avoir caché le fait qu’il se préparait à partir fonder sa propre affaire, alors qu’il travaillait encore chez Apple. Il aurait aussi cherché à débaucher d’autres employés d’Apple.

Ce qui constituerait une rupture de contrat.

D’une façon générale, il est très rare que les entreprises remportent ce type de dispute devant les cours de justice américaines.

Le 6 novembre, William a contre-attaqué Apple en justice, affirmant que les clauses sur lesquelles s’appuie Apple sont invalides en Californie.

Qui plus est, ses avocats accusent Apple d’avoir collecté illégalement ses textos et ses conversations de son iPhone, sans l’en avertir et sans son consentement ; et de s’en servir dans leur plainte.

Dans l’un de ces messages, Williams affirmait qu’Apple n’aurait pas d’autre choix que de racheter Nuvia.

Le 21 janvier, ses avocats vont tenter de faire annuler l’action en justice d’Apple.

Quelle qu’en soit, l’issue, Apple pourrait payer cher sa conduite : l’un des différenciateurs que l’entreprise met toujours en avant en comparaison de ses compétiteurs, c’est son respect de la vie privée et des données personnelles.

The Register est le premier site qui a mentionné cette affaire.