En octobre, un jury de Houston, Texas, ordonna à l’entreprise taiwanaise Quanta Storage Inc, ainsi que sa filiale américaine, de payer 176 millions de dollars (157 millions d’euros) en dommages à HP, pour avoir conspiré afin d’augmenter artificiellement le prix des lecteurs de disques optiques.

Les principaux fabricants de lecteurs, tels que Hitachi-LG, Sony et Panasonic trouvèrent tous un accord avec HP dans les 10 dernières années.

Quanta Storage fut la seule à se pourvoir en justice.

En Europe, la Commission infligea en 2015 une amende de 116 millions d’euros au cartel des fabricants de lecteurs de disques optiques pour entente illégale.

L’entreprise fit appel de la décision d’octobre. Mal lui en a pris, puisqu’un juge fédéral tripla vendredi les dommages à 528 millions de dollars, avant de déduire les 89 millions déjà payés par les autres entreprises accusées, soit un total de 439 millions de dollars (392 millions d’euros).

Quanta avait avancé que la constitution américaine interdisait les dommages punitifs excessifs. Le juge a rétorqué que la loi antitrust autorisait le triplement des dommages en tant que dédommagement, et non en tant que dommages punitifs.

Quanta Storage n’a pas indiqué quelle serait sa prochaine décision sur ce dossier, référence Hewlett-Packard Co. v Quanta Storage, 4:18-762, U.S. District Court, Southern District of Texas (Houston).