Toyota ambitionne de se transformer de constructeur automobile en entreprise de mobilité, grâce à une stratégie en quatre points :

  • Utiliser une marque dédiée et distincte afin d’attirer les nouvelles catégories d’utilisateurs : individus, entreprises et villes ;
  • Augmenter sa part de marché en service complet pour le crédit-bail ;
  • Exploiter les données et la connectivité des véhicules pour lancer ou développer des services tels que le covoiturage ;
  • Se préparer à l’intégration des futures avancées, telles que les véhicules autonomes afin de tester la mobilité automatisée en tant que service.

Mardi, l’entreprise japonaise a annoncé le lancement d’une nouvelle marque, KINTO, dédiée aux services de mobilité en Europe, en complément de deux filiales créées récemment pour appuyer sa stratégie : Toyota Fleet solution et Toyota Connected Europe.

KINTO est basé sur le mot japonais kintoun, un nuage qui transporte à la demande, dans un dessin animé connu.

Quatre services de mobilité seront lancés initialement :

  • KINTO One, un service complet de crédit-bail combinant véhicule, services et assurance pour un paiement mensuel unique ;
  • KINTO Share, un service de covoiturage pour voitures hybrides sous forme de libre-service ; Yuko, le service similaire déjà actif dans quelques villes d’Europe, sera renommé ;
  • KINTO Join : un service d’autopartage pour les employés qui souhaitent faire la navette quotidienne à plusieurs, ce qui leur permet, ainsi que leur entreprise, de réduire leur emprunte de CO2 ;
  • KINTO Flex : Crédit-bail sous forme d’abonnement, offrant une expérience prémium et plus de flexibilité.

Toyota n’est pas le premier constructeur automobile à vouloir se transformer en fournisseur de services de mobilité, sans doute parce que le marché automobile décline en volume ces dernières années. Daimler et Volkswagen notamment, ont déjà investi dans des jeunes pousses et le développement de cette nouvelle activité ».

Sans que l’on sache très bien quel avenir ont ce genre de nouveaux services. A de très rares exceptions, aucune entreprise de services de mobilité n’est rentable, de la location de trottinettes électriques aux courses en voiture.