Selon Molotov, plateforme de diffusion en ligne de chaînes de télévision, TF1 et M6 auraient rompu de manière brutale et abusive les accords de distribution de leurs chaînes sur sa plateforme, au moment même où ils lançaient Salto, une plateforme concurrente, avec France Télévisions.

Ce qui constituerait « une tentative abusive d’éviction de la plateforme de Molotov » , un abus de dépendance économique de TF1 et M6, et attesterait également de « l’existence d’une collusion anticoncurrentielle » entre TF1 et M6.

L’Autorité de la concurrence déclare le 30 avril que ni la saisine, ni le dossier d’instruction ne permettent d’étayer les pratiques alléguées. Ainsi, France Télévisions, M6 et TF1 n’auraient collectivement pas de position dominante.

Aucun élément ne permettrait de démontrer un état de dépendance de Molotov vis-à-vis des groupes M6 et TF1, ni d’un accord de volontés de restreindre la concurrence en excluant Molotov du marché.

De son côté, Molotov estime que l’Autorité a imposé des conditions satisfaisantes à l’autorisation de Salto, en particulier de permettre à tous les distributeurs, dont Molotov, de distribuer les chaînes des groupes mères de Salto dans des conditions équitables, raisonnables et non discriminatoires.

Le Tribunal de Paris avait donné raison à Molotov quand le groupe M6 avait tenté de faire payer à ses utilisateurs l’accès à ses chaînes gratuites en direct.

Aujourd’hui, Molotov compte 11 millions d’utilisateurs, affirme son directeur général Gregory Samak, sans préciser s’il s’agit d’utilisateurs actifs quotidiens, mensuels ou autre.