D’après le Washington Post, un quotidien qui appartient à Jeff Bezos, CEO d’Amazon, Amazon hésiterait finalement à implanter son deuxième siège américain à New York.

Pendant plus d’un an, le numéro un du commerce électronique et de l’informatique en nuage a fait concourir les municipalités américaines afin d’obtenir les meilleures aides financières et fiscales, pour finalement obtenir plus de 3 milliards de dollars d’argent public, si le paquet d’aides est voté en 2020.

Une somme que de plus en plus de politicien trouvent délirante, d’autant qu’en général, très peu de conditions sont négociées.

C’est ainsi que Tesla se fit construire et équiper une usine à Buffalo (État de New York) pour 750 millions de dollars, aux frais des contribuables, en échange de la promesse de création de 5 000 emplois en 10 ans, avant avril 2020. Mais Tesla n’emploie là-bas que 400 personnes, son partenaire Panasonic en employant également 400, pour un total de 800. Et Tesla a annoncé une nouvelle vague de licenciements…

Un accord catastrophique signé par le gouverneur Andrew Cuomo, Tesla ne risquant que 41 millions de pénalités par an. Et encore faudrait-il que l’entreprise s’affranchisse de ces pénalités.

Le même gouverneur, ainsi que le maire de New York Bill de Blasio a signé l’accord avec Amazon au montant jamais vu. Amazon est la première entreprise du monde par capitalisation boursière, et son CEO est l’homme le plus riche du monde.

Amazon est censée apporter 25 000 emplois à New York, ce qui lui donnerait une aide publique de 120 000 dollars par embauche, sans engagement ferme et sans condition…

Mais l’entreprise n’a pas commencé à recruter, ni à louer des locaux, ce qui rendrait l’abandon du projet au bénéfice d’une municipalité moins regardante extrêmement rapide.

Une attitude qui est interprétée par certains politiciens comme du chantage : soit vous ratifiez rapidement les 3 milliards, soit nous ne venons pas.