À l’occasion de la Game Developers Conference (GDC), qui se tient cette année du 18 au 22 mars 2019 à San Francisco, Google présente Stadia, son service jeu à la demande censé apporter la qualité d’une console 4K 60 ips HDR à des appareils Chrome, Android et aux télévisions.

Le joueur peut alors faire l’économie d’un PC puissant ou d’une console, les calculs et les rendus graphiques étant traités sur des serveurs dans le nuage informatique.

Il s’agit d’une évolution de Project Stream, présenté en octobre dernier.

Stadia exploite des cartes vidéo conçues en partenariat avec AMD, avec une puissance de 10,7 téraflops (contre 6 pour la Xbox One X et 4,2 pour la PS4 Pro.

Google peut exploiter son réseau, et ses 7 500 sites au bord du nuage, réduisant d’autant la latence, une contrainte clé pour le succès du jeu à la demande.

Pour la partie logicielle, la plateforme Stadia s’appuie sur Linux, la pile graphique Vulkan, et Google a conclu un partenariat pour que le moteur de jeu Unreal soit compatible avec Stadia.

Stadia sera incorporée dans YouTube : il sera possible de rejoindre le streamer en train de jouer grâce à un bouton, le streamer contrôlant le nombre de joueurs.

Les personnes intéressées peuvent s’inscrire sur https://store.google.com/magazine/stadia . Le service devrait démarrer avant la fin de l’année.

Alors que les jeux vidéos constituent la première catégorie d’applications Android les plus vendues, avec un chiffre d’affaires de 21,5 milliards de dollars en 2018, Apple a vendu 33 milliards de jeux l’an dernier ;  Twitch, et non YouTube, est le service de streaming de vidéos de jeux le plus populaire.

Google n’a eu aucun succès avec les jeux vidéo sur les casques de réalité virtuelle compatibles avec Android.

Le succès de Stadia permettrait d’inverser cette tendance, et de mettre en valeur les infrastructures de Google dans le nuage.

Toutefois, le jeu à la demande, à ne pas confondre avec le streaming vidéo de personnes jouant à des jeux vidéo, est un marché qui intéresse de nombreux concurrents, Microsoft et NVIDIA en tête.

On serait étonné que les fabricants de consoles de jeux vidéo comme Sony et Nintendo laissent anéantir leur marché sans répliquer.