Quand le groupe Toshiba a failli faire faillite, emportée par les résultats désastreux de Westinghouse Electric, un géant de l’électricité nucléaire racheté en 2006, il a fallu trouver des fonds en vendant des actifs afin d’éviter d’être renvoyé de la Bourse de Tokyo.

Toshiba n’eu pas d’autre choix que de sacrifier son joyau : Toshiba Memory Corporation (Toshiba inventa la mémoire flash en 1980).

Finalement, le 28 septembre 2017, après un feuilleton de près d’un an durant lequel Western Digital, qui estimait avoir son mot à dire sur la transaction via l’acquisition de SanDisk, qui avait un accord avec Toshiba Memory, Toshiba Memory est vendue à KK Pangea pour 15,1 milliards d’euros.

C’est un consortium mené par Bain Capital Private Equity, avec des acteurs de premier plan de la technologie comme Apple, Dell Technologies Capital, Hoya, Kingston Technology, Seagate Technology, SK Hynix et… Toshiba.

Le groupe conserva ainsi la majorité du consortium grâce à son allié japonais Hoya.

Lundi, le Wall Street Journal affirme que Toshiba va racheter leurs parts à Apple, Dell, Kingston et Seagate, pour plus de 4 milliards de dollars au total.

Ces entreprises devraient réaliser une plus-value confortable de plusieurs centaines de millions de dollars pour un investissement d’un peu plus d’un an.

Sans compter que leur investissement a rempli sa mission : conserver un environnement compétitif en éviter la surconcentration.

Une stratégie rendue possible par un financement de 1,3 trillion de yens (10,6 milliards d’euros) par trois banques japonaises.

Il s’agit sans doute d’une première étape vers une introduction en Bourse de Toshiba Memory Corporation, une hypothèse plusieurs fois mentionnée par les cadres dirigeant ces dernières années.

Alors que Toshiba Memory, qui profita ces dernières années de la pénurie de mémoire pour gonfler leur prix, a récemment subi la surproduction et la chute jusqu’à 30 % du prix des mémoires DRAM.