Une étude aux États-Unis par SimilarWeb et Apptopia, deux fournisseurs de données en ligne, s’intéresse aux changements de comportements en ligne occasionnés par la pandémie de la maladie à coronavirus COVID-19.

La plupart des découvertes sont sans surprise, et sans doute comparables pour les internautes européens, voire partout dans le monde, même si les obligations de confinement sont loin d’être généralisées aux États-Unis.

Avec la « distance sociale », nous cherchons de nouveaux moyens de nous connecter, surtout par appels vidéo.

Avec le confinement, on devient plus dépendant de services qui nous permettent de travailler et d’apprendre de la maison, comme Microsoft Teams ou Google Classroom.

La recherche d’information sur le coronavirus profite largement à la presse traditionnelle, ce qui ne surprendra pas toute personne cherchant désespérément des articles sur d’autres thèmes.

Les jeux vidéo sont nettement plus utilisés ou regardés que d’habitude, au détriment des sites sur le sport.

La seule surprise réelle de cette étude, c’est la redécouverte de l’ordinateur.

Alors que la plupart des consommations en ligne de ces dernières années se sont déplacées vers le téléphone mobile, c’est l’ordinateur qui profite de la pandémie, au détriment des appareils mobiles.

Par exemple, la fréquentation du site web YouTube augmente de 15,3 % alors qu’elle chute de 4,5 % sur l’application mobile. De même, la fréqfréquentation du site Facebook augmente de 27 % alors que celle de l’application mobile ne croît que de 1,1 %, et la fréquentation du site Netflix.com augmente de 16 %, contre seulement 0,3 % pour son application mobile.

Une tendance qui nous semble-t-il, doit largement s’étendre aux services pour le télétravail et l’éducation, seulement limitée par la quantité d’ordinateurs dans les foyers, sans doute inférieure à celle des téléphones mobiles.