Google s’est pourvu en appel mardi devant le Tribunal de l’Union européenne concernant l’amende antitrust de 1,49 milliard d’euros imposée en mars par la Commission européenne, pour pratiques illégales dans la publicité.

Il s’agit de la troisième décision antitrust de la Commission contre Google, qui accuse cette dernière d’avoir abusé de sa position dominante sur le marché – 85 % de parts de marché sur la période consolidée – en imposant un certain nombre de clauses restrictives dans les contrats passés avec des sites web tiers, empêchant ainsi ses concurrents de placer leurs publicités contextuelles sur ces sites.

Google avait profité de sa totale domination du marché pour imposer des clauses telles que : interdiction de placer des publicités contextuelles ; rendre impossible de placer les publicités contextuelles de concurrents sur les zones les plus visibles et les plus visitées des pages de résultats de recherche ; des clauses obligeant les éditeurs à disposer de l’accord écrit de Google avant de pouvoir modifier la manière dont les publicités concurrentes étaient affichées. Cela signifiait que Google pouvait contrôler le degré d’attractivité, et donc le taux de visite, des publicités contextuelles concurrentes.

Google avait cessé ces abus par suite de la Déclaration d’Opposition de la Commission européenne en 2016.

Un porte-parole a indiqué que la Commission européenne défendra sa décision devant la Cour.

Les États-Unis s’intéressent aussi à Google. D’après le Wall Street Journal, le Département de la Justice va lancer une enquête antitrust sur Google.

Et le public américain comme les politiciens s’interrogent sur la nécessité de casser les grands groupes de technologie.