La présidente élue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté son équipe pour les cinq ans à venir.

Margrethe Vestager, ancienne commissaire européenne en charge de la concurrence, est promue vice-présidente exécutive.

La Commission compte trois vice-présidents exécutifs et cinq vice-présidents.

Vestager est la seule à cumuler trois rôles : elle est aussi renommée commissaire à la concurrence, ce qui étonne, car la tradition veut que les commissaires ne gardent jamais deux fois le même portefeuille. Et elle est responsable du numérique, où son rôle sera de « coordonner l’ensemble de notre programme pour une Europe adaptée à l’ère du numérique ».

Elle a sans doute obtenu gain de cause, car elle voulait continuer à surveiller ses dossiers en cours.

Nommée « madame impôts de l’UE » par Donald Trump, elle est responsable du remboursement de 13 milliards d’arriérés d’impôts d’Apple à l’autorité fiscale irlandaise, ainsi que plusieurs amendes antitrust records contre Google.

Toutes ces décisions sont contestées et portées devant la Cour de justice de l’Union européenne. Cette dernière ne donne pas toujours raison à l’exécutif européen, loin de là.

Par exemple, Apple a répondu à la Commission en 14 points en février 2017, dont la décision est aussi contestée par l’autorité fiscale irlandaise.

Une défaite changerait probablement sa politique antitrust.

Les nominations des commissaires doivent encore être entérinées par le Parlement européen, après audition des intéressés.